Témoignage : mon jeûne

Le jeûne c'est quoi ? Et ça fait comment de ne pas manger pendant plusieurs jours ? Une cobaye qui a jeûné pendant 4 jours vous raconte tout dans cet article !

Avant toute chose, ceci est un témoignage personnel. Il ne revendique aucune valeur scientifique et ne peut en aucun cas se substituer à l'avis d'un médecin.

 

Pourquoi ?

Le jeûne a de nombreuses vertus qui, il me semble, ne sont plus à démontrer (voir les sources en bas de page) et dont nous parlerons ci-dessous. Il peut être pratiqué de façon préventive ou de façon thérapeutique. Pour ma part, je n'avais pas de graves soucis de santé, si ce n'est un asthme présent assez régulièrement et un nez toujours plus ou moins obstrué.

Mais le jeûne, grâce à tous ses bienfaits, représente une jolie façon de dire m**de à tous ces produits que l'on essaye, dans notre vie quotidienne, de nous faire avaler et qui ne sont pas forcément tip-top pour notre santé. C'est aussi prouver au monde qu'on peut soigner bien des maux sans faire tourner des machines industrielles et acheter des produits issus d'on ne sait où.

 

Les bienfaits sont nombreux :

  • Pour commencer, vous offrez la possibilité à tous vos organes digestifs de se mettre au repos et de se concentrer sur d'autres choses que la digestion des aliments que vous avez ingérés au cours de la journée.

  • Cela permet aussi de procéder à un nettoyage de toutes les cellules inutiles, encombrantes et anormales qui se sont installées dans votre corps. Votre organisme se lance dans une autolyse, c'est-à-dire que pour apporter au corps ce dont il a besoin, il va aller puiser dans ses réserves ; il va aller grignoter ses propres cellules. Sauf qu'on est tellement bien faits (I love you Dame Nature!) que cette autolyse va d'abord s'attaquer aux cellules défectueuses, voire parasites.

  • En fait, la liste est longue : rajeunissement de la peau, avantages pour le cœur, soulagement pour l'estomac, cicatrisation et consolidation de fractures, cheveux plus vigoureux, une clarté d'esprit plus grande, une forme intellectuelle meilleure, un sommeil apaisé, des sens aiguisés, et je ne parle pas des effets sur le cancer et des solutions que le jeûne peut offrir quand il est couplé à la chimiothérapie dans certains centres médicaux qui, malheureusement, n'existent pas en France.


Jeûne VS maladie

 

Comment ?

Avant tout : s'écouter. Il faut se sentir bien dans sa tête et son corps, et se sentir prêt. Je ne pense pas qu'il faille aborder le jeûne de façon impulsive et comme s'il ne s'agissait que d'une lubie. Il faut, à mon avis, que cela vienne de vos tripes, de votre âme. Il faut le sentir. Quand vous vous sentirez prêt, lancez-vous. N'hésitez pas.

 

Et ne renoncez pas à cause des petits désagréments qui peuvent survenir. Il y en a quelques uns, mais ils ne sont pas automatiques. Moi, j'ai eu le cœur qui battait fort le matin du 3e jour et lorsque je faisais du vélo. Mais ce n'est pas grave. Ce fameux matin par exemple, je suis restée assise et j'ai lu. J'ai laissé mon corps se réveiller et trouver son rythme. Une petite heure après, c'était passé.

 

Il existe différents types de jeûnes, classés selon leur durée ou selon leur nature. Il y a les jeûnes courts, moyens ou longs ; et il existe des jeûnes sous forme de mono-diète, le jeûne hydrique (ce que j'ai pratiqué), ou le jeûne strict (qui consiste à ne rien avaler). Dans tous les cas, il y a une phase préparatoire qui consiste à, petit à petit, supprimer certaines catégories d'aliments afin d'habituer le corps ; et une phase de sortie de jeûne, qui consiste à reprendre, là aussi progressivement, une alimentation normale. Cette phase préparatoire est importante si vous ne voulez pas brusquer votre organisme, mais la phase primordiale est avant tout la reprise alimentaire : ne vous jetez pas sur la nourriture, et surtout, ne mangez pas n'importe quoi. Réhabituez votre corps avec douceur et amour. Il faut le bichonner. C'est notre temple, notre vaisseau (moi c'est un vaisseau spatial de classe Firefly. Des bisous à tous ceux qui sauront de quoi je parle.)... (Pour ceux qui savent pas, eh bah faites quelque chose, et vite !). En général, on compte autant de jours de reprise que de jours de jeûne. Mais encore une fois, si vous êtes capables de bien faire la différence entre vos envies et les besoins de votre corps, alors écoutez-le et donnez-lui ce dont il a besoin.

Faites-vous du bien, quoi.

 

Et pour la petite histoire...

Eh bien, le jeûne, c'est un truc qui existe depuis vachement longtemps ! Hippocrate (dont le serment est encore traditionnellement prêté aujourd’hui en France), proposait le jeûne pendant toute la période de la maladie de ses patients. On était vers 460 avant J.C. (J.C. comme Jean-Claude, évidemment. C'est le petit nom du beau gosse sur notre poster des 7 commandements de l'éco-orgasme). Toujours chez les Grecs, Platon et Socrate jeûnaient. Toutes les religions observent une période de jeûne depuis leurs origines. Au XIXe, le jeûne a pris un aspect plutôt politique avec les grèves de la faim, mais aujourd'hui, on revient enfin vers lui pour ses vertus thérapeutiques. C'est chez nos cousins les Germains que la pratique est la plus développée et la plus encadrée, ainsi qu'un peu plus à l'est.

Et puis, vous savez quoi ? Les animaux jeûnent. Ça fait partie de leurs instincts. Les manchots peuvent jeûner jusqu'à 40 jours ! Les ouf !

Et alors, on attend quoi, nous ?


Buffy contre les maladies ?

 

Mon jeûne

Préparation jour 1 (ou comment faire tout le contraire de ce qu'il faut faire)

Je me décide pour un jeûne de sept jours : donc préparation de sept jours (qui consiste en un arrêt progressif de la prise alimentaire en supprimant par étape certaines catégories d’aliments), mais je ne mangeais déjà pas de produits d'origine animale et je sais pertinemment que je ne suis pas bonne dans la demie mesure. J'ai besoin de foncer (Oui, je sais, c'est pas bien !).

Alors je décide de passer directement à la 4e étape, au jour où je supprime de mon alimentation thé, café, alcool, ainsi que produits sucrés...

Bon, d'accord... J'ai une addiction au sucre, alors le midi, je me suis autorisée un dernier bout de banana bread (vegan bien sûr, donc sans produits d'origine animale, ce qui correspondait toujours [comment ça, « plus ou moins » ?!] aux règles de la phase préparatoire).

Et je suis d'autant mal partie que j'ai beaucoup de retard sur mon travail et que je vais devoir finir vendredi dans des délais assez serrés. Donc niveau relaxation, c'est pas terrible. Mais ça va le faire !

Parce que je pense que c'est aussi dans la tête. J'ai beaucoup de travail, mais je ne suis pas stressée. Je sais que je vais y arriver et je sais que je suis dans un état d'esprit qui me permettra de garder la tête froide. Et je crois que c'est ça, le plus important. C'est de se sentir bien. Et je me sens bien. Je suis un petit inquiète de ne pas tenir mon jeûne, mais hormis ça...

Préparation jour  

Grosse fatigue, mais mon alimentation n'était pas différente jusqu'à hier. C'est le contre-coup de ces derniers jours intenses d'un point de vue pro et personnel, sans compter que j'ai fait la fête le vendredi et le samedi (surtout le samedi). Le café me manque.

 

Ce soir, c'est le pain qui me manque ! J'ai fait environ 45 minutes de vélo et je ne me suis pas du tout sentie diminuée. Mais je répète : hormis pas de féculents, de sel, de produits sucrés/transformés, mon alimentation n'est pas si différente de d'habitude.

Mais ça me manque quand même, le pain.

 

Préparation jour 3

Il me manque toujours (Nan, j'ai pas d'obsession ! Je vous enquiquine !). Ce soir, je me suis écrasé de l'avocat avec de l’ail. Comment j'aurais kiffé le tartiner sur du pain avec un filet d'huileuh d'oliveuh et aing peu deu seleuh. Mais non. Pis j'ai eu le malheur de jeter un coup d’œil au blog d'une cuisinière vegan. Mamamia ! J'ai cru que j'allais mourir de plaisir visuel. Et là, ça a été le Doute. Le gros Doute. C'est con de faire un jeûne. Je peux pas cuisiner tous ces petits trucs pour mes colocs. Je peux pas essayer toutes ces super recettes. Je peux pas prendre mon pied après le boulot en me préparant des orgasmes buccaux de ouf'.

Ouais. Le Doute. Mais je savais quand disant « je doute » aux colocs, elles me remettraient sur la bonne voie en deux mots, trois mouvements : « Ça ne dure que sept jours. C'est rien. Ça va aller vite. »

Bah oui, c'est vrai.

En plus, je suis déjà en train de prendre un sacré raccourci. C'est mal.

Demain, je ne mange que du cru, et vendredi, je commence mon jeûne à proprement parler.

 

N'empêche qu'une bière ce soir, ç'aurait été kiffant.

Préparation jour 4

Aaah, un réveil plus facile ! On dirait que je rattrape enfin tout le sommeil que j'avais en retard. J'ai un peu faim, mais ça va. Je me suis fait une tisane, j'ai travaillé un peu, puis je me suis coupé des morceaux de prunes et de kiwis que je suis allée déguster dehors, au soleil. Après j'ai grignoté quelques noix en retournant bosser. Je me sens bien.

 

La journée s'est passée tranquillement. Une amie est venue à la maison pour m'aider à faire ma simu sur des épisodes de dessins animés que je suis en train d'adapter. Je lui ai fait une salade de fruits et offert des gâteaux au chocolat pour le goûter. Bah je n'en mourrais pas d'envie, alors qu'en temps normal, je me serais jetée dessus.

Je suis quand même allée me coucher toute excitée, comme avant la rentrée quand on est gosse (ou pas. Mais moi, j'ai toujours adoré les rentrées).


Et maintenant, passons aux choses sérieuses !

JJ 1

Ce matin, j'ai faim. Mais je sais que je vais tenir la journée, parce que je suis prête et j'ai toute ma motivation. Je vais essayer de finir mon boulot rapidement pour pouvoir me relaxer complètement. J'ai l'esprit serein et je me suis levée en excellente forme.

 

Fin de journée. Je suis toujours en excellente forme. Mon ventre a gargouillé peut-être quatre fois aujourd'hui, mais ce n'est pas aussi gênant que le gargouillis de 10h30 en cours, quand on meurt de faim et que tout ce que l'on veut, c'est une grosse portion de frites, ou une bonne grosse pizza, mais qu'on sait qu'on ne mangera pas avant 12h30 (au mieux).

La faim, ce n'est vraiment pas un problème. L'ennui et la recherche du plaisir, c'est une toute autre affaire. Je pourrais craquer, là. Je le sais. Juste pour le plaisir d'avoir quelque chose de bon dans la bouche (hé ! Je vous vois venir bande de coquins !). Mais c'est en partie pour ça aussi que j'ai décidé de faire un jeûne. Pour essayer de changer mon rapport à la nourriture. Je veux enseigner à mon moi d'autres automatismes et arrêter de manger toutes les trois heures.

Mais j'ai alterné entre les moments de doute et les moments de certitude. Si j'ai l'esprit occupé, tout va bien. Dès que je reste trop longtemps à pouvoir faire ce que je veux quand je veux, je repense à la nourriture et au plaisir que c'est de manger. Je me dis que je pourrais abandonner et arrêter de me prendre la tête. En plus, je suis en bonne santé.

Mais non, je veux vivre cette expérience. Je veux voir les effets que ça a. Je veux vérifier tous ces bénéfices dont tant de gens parlent. Sans compter que c'est moi face à mon mental. Je savais qu'au niveau physique, je n'aurais pas de souci. Bon, d'accord, ce n'est que le premier jour, mais quand même. J'ai pu vivre au rythme auquel je vis tous les jours sans sentir de faiblesse, et j'ai même fait ma séance de yoga dynamique.


Chut !

JJ  2

J'ai eu faim à 12:30, puis faim vers 14:30, mais encore une fois, ce n'est pas gênant. Ce n'est pas de la faim à proprement parler, c'est juste mon estomac qui gargouille. Par contre, j'ai vraiment envie de laisser tomber. J'ai envie de manger. J'ai envie de me faire du bien, de goûter tout ce que le monde et l'humain ont à offrir. Je me rends compte à quel point j'aime la bouffe et à quel point c'est une chose merveilleuse. C'est bien de se rendre compte de ça, mais c'est dur à gérer quand même.

 

J'ai pédalé une demie-heure ce matin pour aller en ville faire quelques boutiques avec ma coloc. J'ai re-pédalé une demie-heure vers 12:30. Je n'ai eu aucun souci. Pas de vertiges, pas de difficultés musculaires, pas de sensation de devoir faire plus d'efforts que la normale, si ce n'est mon cœur que je sentais battre plus puissamment (et je n'étais presque pas essoufflée). Je suis rentrée, je me suis posée quelques instants puis j'ai attaqué ma partie du ménage dans la maison. Je n'ai aucune fatigue, aucune baisse de régime. Je me sens très bien (si ce n'est cette fichue envie de plaisir buccal. J'espère qu'il n'y a pas de psychanalystes ou de psychologues parmi vous).

 

Pour être honnête, il y a des moments où je me sens fébrile. Mais je ne suis pas vraiment fébrile, parce que dès que je m'active, cette espèce de sensation disparaît aussitôt. Je l'ai ressentie ce matin et quelques fois hier. En revanche, autant hier j'avais la bouche un peu pâteuse, mais alors aujourd'hui ! Ouh là là !

 

 

JJ 3

Eh bien, je me sens assez bien. J'ai eu un petit coup de mou aujourd'hui, mais je pense que c'est surtout dû au fait que je ne suis pas sortie de chez moi.

Mon cœur a battu très fort ce matin. Je suis donc restée tranquillement assise dans le salon pour laisser le temps à mon corps de se réveiller et au bout d'une demie-heure tout allait bien.

Plus tard dans la journée, j'ai voulu tailler les haies. Ça, en revanche, ce n'était pas une bonne idée. Je ne me sentais pas du tout à l'aise sur mon escabeau/échelle à 3m du sol. Alors j'ai arrêté. Mais mon dimanche a été bien rempli : j'ai fini mon livre sur le jeûne, j'ai fini The Scarecrow and His Servant de Philip Pullman, j'ai acheté mes billets pour un gros voyage que j'attends depuis très longtemps, j'ai planifié ma sortie de jeûne et regardé quelques vidéos à ce propos. J'ai même pu jouer un peu à la Gameboy. Sans déconner, quoi.

Cela dit, mon estomac travaille toujours. Mes intestins aussi. Je les sens parfois bouger, preuve qu'ils continuent de bosser d'une certaine façon.

JJ 4 Le dernier jour

Ce matin, je sens encore mon cœur qui bat fort, comme hier. Mais, encore une fois, rien à signaler. Je ne me sens pas faible, au contraire : je suis au taquet pour attaquer ma journée de travail.

 

Pour ma pause de midi, je suis allée à la Biocoop : ça me faisait environ 45 minutes de vélo aller-retour. Bon, j'avoue, l'aller, c'était pas de la tarte ! Je l'ai senti. Mon cœur battait fort. C'était un peu mieux au retour, mais je n'étais pas au top de ma forme. Et après, je suis restée toute molle l'après-midi. Ça en revanche, c'était certainement dû à la chaleur. Je ne supporte pas la chaleur.

 

Et puis, l'heure du bonheur est venue : 17 heures. J'ai mangé 4 olives et une pêche. C'était tellement bon. J'hésite sérieusement à me faire un repas un peu plus gros ce soir, mais en respectant la règle du cru. Il faut que je reprenne comme j'ai arrêté. Du cru, puis du cru et du cuit, puis je rajouterai les féculents et les légumineuses. Faut que je résiste ! Encore 4 jours ! C'est rien. Pis je pourrai me régaler avec de bons fruits et de délicieux légumes.

 

Miam.jpg

 

Haaa ! Mon assiette me fait de l'oeil !

Sortie de jeûne: jour 1

Mon nez a recommencé à couler un petit peu. Au moment où j'écris ce paragraphe, il est 6 heures. Je suis réveillée depuis 4h30 et je pète le feu. Je suis restée dans mon lit à lire un peu et, sentant que le sommeil ne reviendrait pas, je me suis levée. Et devinez quoi ? Je pense à vous, petits coquinous. J'ai pas pu m'empêcher de vous écrire et de peaufiner mon témoignage pour vous. Je suis amoureuse, je crois.

Bah écoutez, j'ai eu une bonne journée. J'ai bossé, j'ai acheté une batterie de voiture (que j'ai ramenée à vélo. C'était drôle) ; j'ai changé ma batterie et ma voiture va beaucoup mieux ; je mange de bons fruits et de bons légumes mais tout est cru, évidemment. Je me sens très bien.

 

sortie J1.jpg

Les tomates cerises sont écrabouillées parce que j'ai récupéré les graines pour l'année prochaine. Mmh, miam, miam !

Sortie de jeûne: jour 2

J'ai une pêche d'enfer ! Et j'ai passé une excellente nuit.

Encore une fois, aujourd'hui, j'ai été très efficace. J'ai travaillé le matin et j'ai fait quelques bricoles qu'il y avait à faire. L'après-midi, je suis allée à un atelier sur le compostage et quand je suis revenue, j'ai terminé mon boulot. Ensuite, j'ai fait des courses, puis j'ai commencé à m'occuper de notre compost. J'ai fait beaucoup de vélo et à aucun moment je n'ai eu de souci d'asthme. Mon nez, c'est open bar d'oxygène.

 

Au niveau alimentaire, je ne mange donc que du cru, pour respecter les règles de sortie de jeûne que je m'étais fixées. Je me suis quand même accordée deux petites tranches de pain sur lesquelles j'ai tartiné du beurre d'amande. Je sentais que je pouvais manger un peu de féculents, en revanche, les deux bouts de pain, je n'en avais pas besoin. J'aurais pu m'en passer. Je sais pertinemment que c'était par pure gourmandise. Donc ma gourmandise est toujours là, au taquet comme jamais (ouais, c'est clair, sinon je ne serais pas restée à ce point obsédée par la bouffe). En revanche, j'ai appris à me libérer de la nourriture. Je peux partir quelque part sans ressentir le besoin de manger un petit truc avant ou d'emporter un truc « au cas où ». Je ne culpabilise plus le matin de partir travailler sans avoir mangé, parce qu'au fil de mes lectures et de mon expérience (j'insiste sur l'importance de l'expérience. Il faut connaître son body, rappelez-vous. Pas faire n'importe quoi.), j'ai compris que ce n'était pas grave de ne pas manger le matin. Au contraire : l'estomac se repose et de l'énergie est libérée pour d'autres fonctions de l'organisme.

Bref, c'était une journée génialissime. J'ai fait plein de choses, je me sens bien, je souris, la vie est vraiment trop belle.

Sortie de jeûne: jour 3

Je ne sais plus quoi dire. J'ai toujours la forme. J'ai oublié de me peser, mais je sais que j'ai repris un peu de poids. Cela dit, je me sens toujours aussi svelte. I'm a leaf on the wind...

J'ai bossé une bonne partie de la journée à la bibliothèque, j'ai rendu visite à une ancienne prof, etc, etc. Et je me suis fait un dîner de maboul !

(la recette est ici)

Et j'ai regardé Buffy, puis j'ai dormi comme un bébé.

 

Naked burger.jpg

Avouez que ça donne envie !

Sortie de jeûne: jour 4

Encore une fois, la vie est trop belle. Je suis remontée à 68 kilos, mais je dois avouer une chose : je me sens tellement bien que je n'ai pas envie de reprendre plus de poids. On verra bien !

En tout cas : toujours pas de nez obstrué ; j'ai fait une heure de vélo en roulant super vite et j'ai eu zéro asthme ; mon odorat et mon goût sont toujours aussi décuplés ; je me sens sereine et reposée, sans compter que je suis gonflée à bloc de motivation.

Bon... J'avoue, j'ai abusé en me faisant un chili un peu (trop) épicé ce midi. Mon estomac m'a bien fait comprendre qu'il allait prendre son temps pour le digérer. J'ai pas été gentille avec lui. En plus, j'ai mangé un carré de chocolat et j'aurais dû attendre demain avant de reprendre ce genre de nourriture.

Mais quand même, qu'est-ce que je me sens bien !

 

CONCLUSion

Je ne sais pas si cet article vous a apporté beaucoup hormis vous donner faim. Je ne fais que parler de bouffe. Toujours est-il que le jeûne m'a fait beaucoup de bien. J'ai eu un petit doute les deux premiers jours de reprise, mais quand je vois comment mon organisme se sent aujourd'hui, au bout du 4e jour, j'en suis maintenant convaincue.

Je n'ai pas une peau beaucoup plus belle, mais elle est douce. Mes problèmes d'allergies ont été vachement atténués. J'ai une forme impressionnante et quand je fais du sport, je sens mes muscles qui travaillent différemment, comme s'ils travaillaient « mieux ». Et au niveau mental, c'est la même chose : j'ai l'impression de m'être débarrassée de plein de petites choses enquiquinantes.

Une fois encore, j'aimerais clarifier un point qui me semble important : j'ai fait ce jeûne en lisant de nombreuses informations que j'ai croisées et intégrées comme je l'entendais. J'ai pris ce qui semblait me convenir et ai bien compris que parfois, les avis différaient sur certains sujets. Mais surtout, je me suis écoutée. J'ai écouté mon corps. J'ai écouté mon esprit.

Je me suis fait du bien sans me faire du mal, quoi. ;)

 


Sources :

Les Surprenantes vertus du jeûne, Sophie LACOSTE, éditions Quotidien malin, 2013 : un petit bouquin facile à lire et tout à fait abordable (je parle autant du prix que du contenu).

http://www.journaldunexplorateurspirituel.com/dossier-special-jeune-regenere/ : un site qui comporte plusieurs vidéos intéressantes et qui renvoie vers une bibliographie qui l'est tout autant.

http://future.arte.tv/fr/le-jeune-une-nouvelle-therapie-0/comment-jeuner : Le documentaire d'Arte, Le jeûne, une nouvelle thérapie ? a malheureusement disparu d'internet, mais j'ai eu la chance de le voir. Arte a eu la bonne idée de quand même laisser quelques indications sur la pratique.

Texte : Amélie

Illusttations : Gzaltan Gonéra

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