1. Endocrinien, KESAKO ?

ENDOCRINIEN, KESAKO ?

 Endocrinien, c’est un terme médical synonyme de “hormonal”. Mais au fait, qu’est-ce qu’une hormone ?


Une hormone est une molécule sécrétée par des cellules de notre corps et qui va avoir divers effets sur celui-ci. En général, les hormones remplissent le rôle de messagers. Elles régulent les fonctions du corps en communiquant des informations aux divers organes et en provoquant une réponse de leur part. Elles sont alors sécrétées à un endroit du corps, puis vont se fixer sur leurs récepteurs localisés sur les organes cibles.

 

Ainsi, l’insuline et le glucagon auront un effet sur la glycémie ; l’ocytocine, entre autres, aura un effet sur la lactation et le sentiment d’attachement. D’autres hormones auront un effet au niveau de la tension, du comportement, du cycle menstruel, de la production de spermatozoïdes, du système immunitaire, du stockage des graisses, de l’appétit… bref, elles sont partout1, 2 !

 

Tout ce système complexe de communication et de régulation très fine permettant le bon fonctionnement du corps.

 

 

QUEL LIEN ENTRE LES HORMONES ET LES GLANDES ?

Une glande est un organe composé de cellules capables de secréter puis de répandre des hormones dans l’organisme.

 

On différencie deux types de glandes :

 

- Les glandes exocrines sécrètent des substances qui vont se déverser en dehors du corps3 (exemple : les glandes sudoripares sont à l’origine de la sueur).

 

- Les glandes endocrines, quant à elles, vont secréter des hormones qui vont se déverser dans le sang. Les vaisseaux sanguins permettent donc aux substances d’être acheminées jusqu’aux cellules cibles. Les glandes envoient des messages aux organes grâce à la sécrétion d’hormones, mais communiquent aussi entre elles et influent sur le fonctionnement des unes et des autres par ce même moyen, constituant ainsi un vaste réseau d’échanges et de régulations complexes !

 

Il existe plusieurs glandes endocrines dans le corps humain. Les voici, avec une petite liste non exhaustive de leurs hormones et leurs rôles :

 

 

 

  • L’hypophyse est une petite glande de 1 cm de diamètre logée dans une niche osseuse à la base du cerveau. Elle est à l’origine de plusieurs hormones aux actions totalement différentes ! Elle sécrète par exemple une hormone intervenant dans la croissance (la somatotropine ou GF), l’hormone folliculo-stimulante (FSH) provoquant entre autres la maturation des ovaires chez la femme et  la spermatogenèse chez l’homme, la thyréostimuline (TSH) stimulant la thyroïde… C’est également un chef d’orchestre, influant la libération d’hormones par d’autres glandes (elle va par exemple sécréter l’hormone adénocorticotrope (ACTH), qui a une action directe sur la synthèse de plusieurs hormones des glandes surrénales)4.

 

  • L’hypothalamus est à cheval entre le système nerveux et le système hormonal. Il travaille main dans la main avec l’hypophyse, en sécrétant par exemple l’ocytocine, qui va provoquer les contractions lors de l’accouchement puis favoriser la lactation pour l’allaitement avec la prolactine ; mais aussi la vasopressine, une hormone antidiurétique. L’hypothalamus et l’hypophyse fonctionnent en synergie pour beaucoup de fonctions, si bien qu’on parle souvent de complexe hypothalamo-hypophysaire5.

 

Pour en savoir plus sur  l'hypophyse et l'hypothalamus, qui sont souvent confondues tellement elles bossent ensemble, c'est par 

 

  • La thyroïde est située au niveau de la gorge. Elle capte l’iode dans le corps et s’en sert pour fabriquer ses hormones, principalement la thyroxine (ou T4) qui accélère le métabolisme cellulaire de base : croissance, développement, stimulation des dépenses énergétiques etc6. C’est un coup de fouet pour l’organisme !

 

  • L’épiphyse (ou glande pinéale), toujours située dans le cerveau, est responsable par exemple de la sécrétion nocturne de mélatonine, hormone impliquée dans la régulation du cycle veille-sommeil7

 

  • Sortons un peu du cerveau, avec le pancréas ! Situé sous l’estomac, il sécrète la fameuse insuline et le moins connu glucagon. L’insuline aura entre autres une action hypoglycémiante et le glucagon aura l’effet inverse, assurant un équilibre du taux de sucre dans le sang. C’est ce système de sécrétion d’insuline, ou de réception de cette hormone au niveau des différentes cellules du corps, qui est déficient lors du développement d’un diabète8, 9.

 

  • Les glandes surrénales sont situées au niveau des reins. Elles sont responsables de la gestion du stress par exemple, à travers la sécrétion d’adrénaline, de noradrénaline, ou de cortisol lors d’un stress prolongé. La sécrétion de certaines hormones surrénaliennes est soumis à l’action de l’ACTH par l’hypophyse10.

 

  • Est-il besoin de préciser où se situent les testicules ? Ces deux glandes sécrètent en permanence la testostérone, qui autorégule sa sécrétion grâce à une communication fine avec le complexe hypothalamus-hypophyse. Elle est responsable entre autres de la spermatogenèse et du développement de caractères sexuels secondaires, par exemple l’augmentation de la pilosité et de la masse musculaire, la voix plus grave etc11.

 

  • Les ovaires sont, comme les testicules, des gonades (organes destinés à la reproduction). Ils sécrètent aussi de la testostérone, mais en quantité moindre que chez les hommes. Toujours main dans la main avec le complexe hypothalamo-hypophysaire, les ovaires sécrètent les hormones responsables du cycle féminin, les oestrogènes et la progestérone12.

Les actions des glandes présentées ici ne sont qu’une petite liste, toutes les hormones qu’elles sécrètent ne sont pas répertoriées sinon ce dossier n’en finirait plus ! De plus, certains tissus n’étant pas définis comme des glandes sont également capables de sécréter des hormones. C’est par exemple le cas du tissus adipeux, principal sécréteur de la leptine, surnommée hormone de la satiété. L’estomac et l’intestin grêle sont, eux, les principaux sécréteurs de ghréline, hormone stimulant la prise alimentaire et l’augmentation de la masse adipeuse13. On comprend alors mieux l’effet d’une dérégulation hormonale sur le poids !

 

Au vu des nombreuses actions des hormones au sein de l’organisme, il devient évident que les autorités de santé s’inquiètent des effets des perturbateurs endocriniens sur le développement de maladies chroniques14,15, 16

 


http://www.cancer-environnement.fr/274-Perturbateurs-endocriniens.ce.aspx

http://www.jpboseret.eu/biologie/index.php/endocrinologie/systeme-hormonal

http://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-glande-exocrine-3424/

http://www.chu-nantes.fr/endocrinologie-maladies-metaboliques-et-nutrition-hypophyse-14117.kjsp

http://www.hormone.org/hormones-and-health/brainy-hormones

http://www.medecine.univ-montp1.fr/enseignement/cycle_1/PCEM2/mod-integres/MI6_regulation_hormonale_chronobiologie/Ressources_locale/physio_hormone/PCEM2_MI6_Physio_Thyroid.pdf

Erik Maronde et Jorg H. Stehle, « The mammalian pineal gland: known facts, unknown facets » Trends in Endocrinology & Metabolism 2007;18(4):142-9. PMID 17374488 

La source sympa

Le cours d’université “un poil” plus complexe^^

10 http://www.surrenales.com/les-glandes-surrenales

11 https://www.reseau-canope.fr/corpus/video/le-fonctionnement-du-testicule-42.html

12 Vidéo explicative sympa - Résumé du fonctionnement

13 La ghréline : physiologie et perspectives thérapeutiques Un acteur primordial de la régulation alimentaire

14 Article OMS 

15 Article en question surtout diapos 13 et 14 pour cette partie

16 Endocrine Disrupting Chemicals and Disease Susceptibility