6. Comment les éviter ?

 

 

Heureusement, la culture des OGM est (pour l’instant) interdite en France. La solution est donc de manger des produits bruts et locaux, le mieux étant de discuter avec les producteurs pour connaître leurs pratiques. Lorsque l’on achète des produits industrialisés, il faut bien lire les étiquettes en repérant la mention “sans OGM”, ou “génétiquement modifié”. Cependant, attention pour les produits issus des animaux (les oeufs, la viande et le lait), le producteur n’a pas l’obligation de mentionner s’ils ont été nourris avec des OGM.

 

Pour les AOC (Appellations d’origine contrôlée) ou AOP (Appellations d’origine protégée), tout dépend du cahier des charges de chacune d’elle. En 2010, pour les AOP fromagères, 21 sur 46 interdisaient l’utilisation d’OGM dans l’alimentation du bétail.

 

Les produits transformés peuvent également contenir des OGM : des additifs (colorant, arôme, conservateur…) et des auxiliaires technologiques (utilisés dans la fabrication du produit mais non présents dans le produit fini ou involontairement) sont utilisés lors de la fabrication. Généralement ces deux catégories d’ingrédients sont issus des OGM, mais ne sont pas des OGM à proprement parler, d’où l’absence d’obligation d’étiquetage.

 

Le mieux est alors de se tourner vers les labels bio qui présentent plusieurs avantages :

  • interdiction d’utiliser les pesticides

  • OGM incompatibles avec le concept de production biologique

  • présence fortuite d’OGM (ex : par des contaminations extérieures, pollinisation) à hauteur maximale de 0,9% non pas pour autoriser les OGM mais pour permettre aux agriculteurs bio de vendre leurs produits cultivés en bio en cas de contamination inévitable

  • analyses régulièrement réalisées par les organismes certificateurs pour s’assurer du seuil max d’OGM

  • ne nourrissent pas les animaux avec des OGM

 

L’autre bonne vieille méthode est de cultiver soi-même ses légumes. Alors certes il faut un peu de place, mais lorsque cela est possible il faut privilégier les semences paysannes et donc non issus d’OGM (se renseigner auprès d’associations; les plus connues : https://kokopelli-semences.fr/boutique et http://biaugerme.com/ ). Attention à ne pas utiliser de graines hybrides qu’on retrouve traditionnellement dans le commerce et qui sont stériles, qu’il faudra donc racheter tous les ans.

 

Concernant les collectivités (cantine, maison de retraite, restaurant d’entreprise…), malheureusement rien ne les oblige à être transparentes sur la présence ou non des OGM. Le mieux étant donc de discuter avec eux afin de connaître les produits utilisés. Il est aussi possible de faire appel à des organismes permettant une transition vers le sans OGM et bio (La Fnab, Ecocert et Un plus bio).

 

 

Elsa

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