1. Qu'est-ce qu'un OGM ?

 

 

 

 

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont aussi connus sous le nom de genetically modified organisms (GMO, en anglais). D’après la réglementation européenne, un OGM est « un organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». Le principe des OGM est de modifier artificiellement, au sein d’un laboratoire, le matériel génétique de divers organismes (plantes, animaux, champignons, micro-organismes) dans le but de leur faire acquérir de nouvelles caractéristiques (résistance accrue aux parasites, tolérance aux pesticides). Cela exclut les processus d’hybridation (voir plus loin) et de sélection, qui s’opèrent naturellement.

 

Les usages des OGM étant  nombreux (alimentaire, médical, cosmétique…), nous nous intéressons ici aux OGM agricoles. Il sera donc question des plantes transgéniques.

 

Qu’est ce qu’une plante transgénique ?

Il s’agit d’une plante dont le génome (gènes présents au sein de l’ADN) a été modifié. Cette manipulation consiste à prélever un gène d’une espèce lambda et à l’insérer dans le génome de la plante que l’on cherche à modifier. Les gènes transférés (ou séquences d’ADN) peuvent provenir de plantes, d’animaux ou de micro-organismes1.

 

 

 

Quelle(s) différence(s) avec une plante mutagène ?

La mutagenèse est le processus d'apparition d'une mutation : il peut être naturel - suite à une exposition à des facteurs qui vont augmenter l’apparition spontanée de mutations, comme des UV ou tout autre agression chimique sur la molécule d’ADN - ou artificiel. En fait, la mutagenèse est considérée comme une méthode de modification génétique par la directive européenne de 2001, mais les variétés obtenues par cette technique sont exclues de son champ d’application, et sont donc soumises aux mêmes procédures d'évaluation que les variétés issues de l'amélioration variétale conventionnelle. Les variétés, n’étant donc pas soumises à des contrôles, sont de ce fait souvent appelées “OGM cachés”.

Les plantes mutagènes sont qualifiées d'OGM cachés. Les techniques utilisées ont pour finalité d'introduire des mutations génétiques au sein de l'ADN.

 

Quelles techniques pour quelles conséquences ?

 

  • Exposition des plantes à des rayonnements (rayons gamma, rayons X, etc.) ou des agents chimiques afin de les faire muter en créant des lésions au sein de l’ADN.

  • Exposition des plantes cultivées à des agents sélectifs (herbicide) puis sélection des plantes mutées au sein des champs (analyse et identification de la mutation).

  • Introduction de courtes séquences d’ADN mutées au sein du génome des cellules végétales grâce à des molécules créées en laboratoire.

 

Les plantes mutées sont ensuite brevetées. Elles appartiennent donc à une firme industrielle. Les paysans sont dépendants de ces firmes pour mener à bien leurs cultures.

 

En outre, plusieurs variétés de tournesol et colza, tolérants aux herbicides, sont déjà cultivés en France. On les nomme les VrTH (Variétés Tolérantes aux Herbicides). Par manque de transparence et de précaution de la part des industrielles, on considère ces semences comme des OGM cachés car les problématiques environnementales et sociétales sont semblables à celles rencontrées pour les plantes transgéniques2.

 

Qu’est-ce qu’une plante hybridée ?

L’hybridation peut être obtenue avec ou sans intervention humaine (par la pollinisation par exemple). Il s’agit d’un croisement entre deux variétés différentes d’une même plante, entre deux races d’une même espèce ou encore entre deux espèces différentes.

 


http://www.infogm.org/-qu-est-ce-qu-un-ogm-

http://www.infogm.org/faq-qu-est-ce-que-la-mutagenese

 

Thibault B, Julie F & Maïté D

Photo : Unsplash

Infographie : Julie F