Cobayes Squad #1 - Dans le frigo du Professeur F.

Un jour, Mathieu Duméry, alias professeur F., trouve un beeper dans son courrier. Le beeper lui parle. Il clique sur le beeper. Et là…. La Cobayes Squad débarque dans son frigo.

 

Un grand merci à Mathieu Duméry
https://www.youtube.com/channel/UCGl2QLR344ry4Y20RV9dM3g

 

 

Abonne toi pour encore plus de Cobayes Squad
https://www.youtube.com/user/appeljeunesse

 

Avec Sarah Grosjean et Jean-Baptiste Pigneur
Scénario et réalisation : Léo Blandino
Image et montage : Simon Clavié et Mélanie Fernandes
Son : Léo Belda
Musique : Distoche

 

Un immense merci à Gilles Eric Seralini et au CRIIGEN pour leurs conseils avisés sur cet épisode

 

Merci aussi à nos partenaires pour leur soutien sans qui la websérie n'aurait pas vue le jour : Biocoop, la Fondation Léa Nature Jardin Bio, ainsi que European Environment and Health Initiative (EEHI)

 

 

 

 

MÉMO PRATIQUE

 

 

LES 12 FRUITS & LÉGUMES

LES PLUS CONTAMINÉS

LES 15 FRUITS ET LÉGUMES

LES MOINS CONTAMINÉS

Pêche Oignon
Pomme Avocat
Poivron Maïs doux
Céleri Ananas
Nectarine Mangue
Fraise Asperge
Cerise Petits pois
Chou frisé Kiwi
Laitue Chou
Raisins (importés) Aubergine
Carotte Papaye
Poire PAstèqye
  Brocoli
  Tomate
  Patate douce

 

 

Sources : Plan de surveillance des fruits et légumes 04 de la DGCCRF, Direction générale de l'alimentation, IFEN, Institut français de l'alimentation

 

ENVIE DE RÉAGIR ?

 

Tu peux signer cette pétition STOP Glyphosate pour demander à la Commission européenne de proposer aux États membres une interdiction du glyphosate !

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN

 

C’est quoi un OGM ?

Clique ici pour savoir : Qu’est-un OGM ? (Inf’OGM)

 

C’est quoi les pesticides ?

Voici un dossier sur le sujet de nos amis de chez Générations Futures :https://www.generations-futures.fr/sinformer/pesticides/

 

Les pesticides, c’est UTILE ?

D’après une étude publiée dans Nature Biotechnology (Insect resistant to Bt crops: lessons from the first billion acres), même s’ils ont été efficaces dans les premières années après leur introduction et ont permis de réduire l’utilisation d’insecticides neurotoxiques, des insectes résistants sont très vite apparus, obligeant les agriculteurs à utiliser encore plus de pesticides. En outre, les OGM favoriseraient les résistances car ils produisent une toxine en continu (Springer, Comparative Aspects of Cry Toxin Usage in Insect Control).

 

Une autre étude montre que l'utilisation des OGM a contribué à augmenter les quantités de pesticides répandues sur les cultures, et principalement de Roundup. Les plantes OGM sont en effet souvent “Roundup ready”, c’est-à-dire modifiées pour tolérer spécifiquement le Roundup. L’utilisation excessive de ce désherbant a entraîné un développement incontrôlable de mauvaises herbes résistantes (Springer, Impacts of genetically engineered crops on pesticide use in the U.S. -- the first sixteen years).

 

C’est dangereux pour la santé ?

La majorité des OGM étant modifiés pour améliorer leur résistance à l’utilisation de pesticides, la santé des agriculteurs et des riverains soumis aux pulvérisations est donc très préoccupante. Le glyphosate, composant actif du Roundup, le principal pesticide associé aux OGM, a été classé “probablement cancérogène” par l’agence internationale du cancer de l’OMS (Carcinogenicity of tetrachlorvinphos, parathion, malathion, diazinon, and glyphosate). Des agriculteurs ayant utilisé le Roundup ont en effet développé plus de lymphomes (cancers du sang) que ceux n’y étant pas exposés.

 

Les pesticides en France

Avec environ 65 000 tonnes de substances actives de pesticides vendus, la France est désormais le 2ème pays utilisateur de pesticides en chiffre absolu en Europe, juste après l’Espagne.

Quand on a tourné la vidéo ci-dessus, la France était encore championne !

En 2016, l’ONG Générations Future a publié une carte qui recense les victimes des pesticides en France. Spoiler alert, il y en a pas mal.

 

c’est quoi la différence entre :

  • Le bio et l’agriculture raisonnée ?

 

D’après le site du Ministère de l’agriculture, l’agriculture biologique “exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants”. Ce mode d’agriculture est réglementé aux niveaux national et européen depuis plus de 25 ans. Certaines substances et types de semences sont donc explicitement interdits.

 

Ce n’est pas le cas pour l’agriculture dite raisonnée. Il s’agit d’un “système de production agricole dont l’objectif premier est d’optimiser le résultat économique en maîtrisant les quantités d’intrants, et notamment les substances chimiques utilisées (pesticides, engrais) dans le but de limiter leur impact sur l’environnement” (source : Actu-environnement).

Il existe plusieurs décrets sur l’agriculture raisonnée, notamment celui sur la qualification des exploitations agricoles et celui sur les conditions d’utilisation du qualificatif “agriculture raisonnée”. Ces décrets se basent sur le référentiel de l’agriculture raisonnée établi par le Forum des agriculteurs responsables respectueux de l’environnement. Sauf que cette association regroupe de nombreux partenaires de l’agriculture intensive (entre autres DowAgroScience et Dupont de Nemour France pour ne pas les citer), on peut donc douter de la sincérité des mesures et de leur aspect responsable et contraignant pour les agriculteurs.

 

Pour résumer, l’agriculture raisonnée peut constituer un bon début pour un agriculteur qui souhaiterait abandonner progressivement les intrants de synthèse mais ne va pas aussi loin que le bio dans la démarche. Pour plus de détails sur l’histoire et les spécificités de l’agriculture raisonnée par rapport au bio ou à l’agriculture conventionnelle, cet article de nos copains de Générations Futures est assez bien fait.

 

  • Le bio et les circuits courts ?

 

Bio et circuit courts sont deux choses très différentes. L’appellation bio concerne le mode de culture et les produits qui vont être utilisés pour traiter une culture. Elle n’introduit aucun critère de localité. “Pourquoi manger du bio du bout du monde” est d’ailleurs l’un des arguments forts des partisans d’une alimentation locale.

 

Les circuits courts” quant à eux, ne se réfèrent qu’à la provenance de la denrée et pas à la façon dont elle a été cultivée. Un produit peut donc bien-sûr être bio et obtenu en circuit court, mais les circuits courts concernent également les produits “raisonnés” ou bien simplement cultivé de façon conventionnelle. Ce n’est donc pas un critère suffisamment fiable de qualité, même si cette appellation a bien-sûr d’autres avantages, comme celle de limiter le transports, les intermédiaires, de limiter le recours aux grandes surfaces…

Par contre, en circuit court contrairement aux supermarchés, tu peux toi-même aller rencontrer ton producteur et l’interroger sur ce qu’il met sur ses salades.

Bref, l’idéal est de se fournir localement, et en bio ! Et pour ça, il y a… Les amap !

 

LES RECHERCHES DE GILLES-ERIC SÉRALINI

 

Chercheur en biologie moléculaire, Gilles-Eric Séralini a choisi de rechercher les impacts sur la santé de l'utilisation des organismes génétiquement modifiés et des pesticides. Il a de plus fait le choix, très controversé dans la sphère scientifique, de médiatiser les résultats de ses études, afin de lancer l'alerte. Pour en savoir plus n’hésitez pas à lire *** notre article *** sur le sujet.

 

Il est le chercheur qui a le plus publié sur les effets des OGM et des pesticides associés aux OGM, il a été le premier à étudier les effets perturbateurs endocriniens du Round’up, des effets des OGM sur la santé, à avoir comparé des formulations de pesticides à leurs principes actifs sur des cellules humaines. Il a également été le premier à avoir étudié la toxicité des toxines Bt produites par les OGM sur des cellules humaines.

 

Comme on sait que vous vous posez toujours plein de questions sur lui et sur ses études, on vous a préparé des réponses à quelques questions que vous nous avez souvent posées !

 

Pourquoi ses études ne sont-elles pas reconnues par les autorités sanitaires ?

Elles sont reconnues par les autorités sanitaires, mais cela prend du temps, comme toujours dans le domaine de la santé publique. La reconnaissance des effets du tabac, amiante, BPA ne s'est pas fait en un jour.

Les études du Gilles-Eric Séralini ont montré que les formulations de pesticides contenaient des ingrédients toxiques comme le POEA. Après plusieurs années, la Commission européenne a pris ces découvertes en compte et le POEA a été interdit dans les formulations de pesticides à base de glyphosate.

 

La longue étude OGM n'avait pas de portée réglementaire directe en terme de gestion du risque car c'était une étude exploratoire. Elle a néanmoins eu beaucoup d'impacts positifs car la Commission européenne a ordonné la réalisation d'une étude à long terme sur les OGM. Qu'importe l’avis des auteurs de l’étude sur les OGM, ces nouvelles études permettront de conclure sur les effets de l'OGM NK603, ce qui n'était pas possible avant car les études n'étaient tout simplement pas réalisées.

 

L’étude sur la contamination des croquettes de laboratoire a été prise en compte par des agences réglementaires et les croquettes utilisées dans les nouvelles études OGM (GRACE, Gtwyst) seront mieux étudiées afin de savoir si elles sont contaminées par des polluants environnementaux

Concernant les effets des pesticides, des milliers d'études ont été réalisées et corroborent les résultats des études de GIlles-Eric Séralini.. Concernant les OGM, les études sont compliquées à réaliser et pour l'instant seule l'étude Gtwyst dont les résultats n'ont pas été publiés pourront être comparables.

 

Comment savoir s'il est vraiment indépendant ?

On ne peut pas être indépendant du monde entier mais l’équipe de Gilles-Eric Séralini est indépendante des producteurs des produits qu’elle évalue. Ses financeurs n'ont aucun regard sur les conclusions des études. Il faut se poser la question des doubles standards. Les produits chimiques autorisés le sont sur la base de tests réalisés par la compagnie qui vend ce produit chimique. C'est quand même important que des scientifiques puissent contre expertiser ces résultats. Malheureusement les gouvernements ne donnent pas d'argent pour cela.

 

Pourquoi n'entend t on pas plus parler de lui dans les médias ? Quelle est la portée des son étude ?

On entend moins parler de lui dans les grands médias car il se fait plus discret par choix personnel mais ses études sont médiatisés dans les grands médias. La dernière étude a été reprise par le Monde et le Times entre autres grands médias, et les articles des journalistes n'étaient pas du tout négatifs.

 

 


 

Sources

 

Rapport de l’InVS sur l’exposition de la population française aux substances chimiques de l’environnement, Tome 1 et 2

 

Le désherbant Roundup classé cancérogère, Le Monde

En réalité, c’est le glyphosate, principe actif sur Roundup qui a été classé cancérogène, et non le Roundup lui-même. Cependant, des études tendent à démontrer que les adjuvants, censés être inactifs, seraient aussi toxiques voire plus que le principe actif (voir cet article).

 

Le taux de pesticides dans le corps humain est plus élevé chez les Français, Le Monde

 

Une étude a montré que l’agriculture bio surpasse l’agriculture conventionnelle (notamment car elle est plus résiliente)

 

http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2016/10/Enquete_7_final.pdf